En un mois, deux salariés des aciéries Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme), se sont donné la mort. Un ingénieur de 56 ans et un opérateur de 35 ans.
Ces deux personnes appartenaient à l’entreprise depuis une quinzaine d’années. Certes, ils n’ont pas mis fin à leurs jours sur leur lieu de travail, mais ces deux morts tragiques laissent bien des questions sans réponse.
Pour la direction qui n’a jamais été confrontée à une telle situation, « ces disparitions brutales sont difficiles à vivre ».
Des cellules psychologiques ont été mises en place dans les services concernés, avec la médecine du travail et des psychologues, venus de l’extérieur.
« Il faut libérer la parole au maximum et éviter un effet de psychose qui ne serait pas justifié, analyse François Kieffer, directeur des ressources humaines du site des Ancizes. Certes, nous travaillons dans une industrie où les enjeux sont énormes. Mais, faire le lien entre ces deux décès et l’entreprise, ce serait aller un peu vite en besogne. D’ailleurs, selon les premiers éléments de l’enquête concernant le premier suicide, la personne a laissé un courrier laissant apparaître des causes personnelles sans rapport avec le travail ».
Pourtant du côté des syndicats, même si la prudence reste de mise, le constat est sans appel : « La pression est de plus en plus mal perçue par les salariés. Depuis plusieurs années, les employés du site nous font part d’un sentiment de malaise, assure Eric Flagel, représentant CGT du site des Ancizes. L’atmosphère....... lire la suite en cliquant sur ce lien......http://www.leprogres.fr/haute-loire/2012/05/25/aubert-et-duval-le-suicide-de-deux-salaries-interroge
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