mardi 1 juillet 2014

Paul Barril : descente aux enfers de l'ancien patron du GIGN

«État de délire». L'ancien gendarme d'élite Paul Barril, âgé de 68 ans, s'était retranché chez lui, au milieu d'armes, hier matin au Cap d'Antibes. Cet homme a la carrière très controversée, a finalement été hospitalisé…
Ce sont des policiers d'élite qui sont intervenus. De ces policiers rompus aux situations extrêmes, de ces agents surentraînés et aux nerfs d'acier, dont Paul Barril lui-même a longtemps été un exemple.
Nouvelle étape d'une descente aux enfers pour un homme qui a longtemps été une star des médias, et qui depuis de nombreuses années, traînait derrière lui boulets et controverses.
Hier, vers 4 heures, dans sa coquette villa du Cap d‘Antibes, Paul Barril s'est bouclé dans sa cave, «dans un état de délire». Sa belle-mère appelle les pompiers et confie que son gendre est dans un état suicidaire : Paul Barril, 68 ans, ne va pas bien. Il souffre depuis plusieurs mois de la maladie de Parkinson. Sans doute psychologiquement insupportable pour cet homme qui avait maîtrisé tant et tant de forcenés, terroristes ou criminels…
«Je ne me laisserai pas mettre sur une chaise roulante, j'arrêterai la machine avant», avait-il affirmé.
La présence d'armes et la personnalité de Paul Barril vont déclencher ce que l'avocate de l'ancien gendarme, Me Sophie Jonquet, appelle «un tsunami policier».
Une quinzaine d'hommes du GIPN se sont alors rendus sur place, évacuant les voisins et entamant les négociations avec l'ancien capitaine de gendarmerie «qui a demandé à parler à un gendarme», selon le directeur départemental de la sécurité publique Marcel Authier.
«Le fait qu'une personne se retranche dans un état de délire nous suffit pour intervenir. Mais au vu de sa personnalité et de son expertise, nous avons pris encore plus de précautions», a-t-il souligné.

Très affaibli, sur le sol

«À aucun moment, il ne s'est montré menaçant. Nous n'avons jamais perdu le fil avec lui», a cependant détaillé de son côté Gaël Marchand, commandant du groupement des Alpes-Maritimes.
Après 1 heure 30 de négociations, les hommes du GIPN ont pu pénétrer dans l'appartement. «Nous l'avons trouvé très affaibli, allongé sur le sol, il a tout de suite été pris en charge par le SAMU et les pompiers, puis hospitalisé vers neuf heures. Nous lui avons plus porté secours que maîtrisé», a encore expliqué le patron de la DDSP des Alpes-Maritimes.
«Les choses se sont terminées naturellement, tout va bien, s'est félicitée Sophie Jonquet, C'est un enchaînement malheureux», a-t-elle conclu.
Paul Barril est désormais entre les mains des médecins.
Mais échappera-t-il ensuite aux juges qui ont encore bon nombre de questions à lui poser, notamment sur son rôle au Rwanda au temps de génocide ? Le superhéros est désormais bien mal en point.

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