48 heures après le drame qui a coûté la vie à quatre personnes, l’enquête se poursuit même s’il est acquis que le fourgon où se trouvaient cinq membres d’une même famille, dont trois ont été tués, roulait à contresens.
Saux-et-Pomarède est un village perché au-dessus de Saint-Gaudens dont la quiétude paraît imperturbable. Dimanche pourtant, le réveil a été particulièrement lourd dans ces coteaux. Dans la nuit, une famille originaire du village a été décimée à la suite d’un accident particulièrement tragique survenu sur l’autoroute A64 (voir notre édition d’hier). Pour des raisons encore inconnues, Jean-Yves Martin, le père de famille âgé de 55 ans et qui conduisait le camion avec, à son bord, les membres de sa famille, a emprunté l’autoroute à contresens, avant de heurter la Clio qui arrivait, dans le sens normal de circulation depuis Tarbes. «Jean-Yves avait l’habitude de conduire de nuit pour revenir de vacances, explique le maire de Saux-et-Pomarède Jean-Michel Lasporte. La famille s’était installée il y a quatre ans sur un lotissement du village où Jean-Yves avait entamé et poursuivait par ses propres moyens la construction d’une grande maison. Il était agent technique au collège Leclerc de Saint-Gaudens où sa compagne Myriam travaillait aussi comme cuisinière en chef. Jean-Yves avait vraiment des mains en or.»
Des mains qui n’ont malheureusement pu éviter le drame dimanche, puisque, comme l’a confirmé le parquet de Tarbes, c’est «bien le fourgon qui a emprunté l’A64 à l’envers au niveau de Capvern. En raison de l’état des corps des conducteurs, aucun prélèvement pour analyse n’a pu être exploité, précise le substitut du procureur Me Servat. Les deux conducteurs impliqués étant décédés, il n’y aura pas de poursuite judiciaire.»
Reste que le bilan humain est dramatiquement lourd. Dans le fourgon, outre Jean-Yves Martin, Ondine, la fille de Jean-Yves et Myriam, âgée de 7 ans, a été tuée sur le coup, tout comme sa grand-mère maternelle Jacqueline, âgée de 66 ans. La mère de famille Myriam Fergius, 45 ans, a quitté, hier, les soins intensifs. Son état de santé s’était amélioré. Celui de sa fille de 14 ans, Mathilde, opérée de la rate à l’hôpital de Lannemezan, restait inquiétant et nécessitait un placement en soins intensifs. Malgré tout, selon nos informations, le pronostic vital de cette jeune adolescente qui devait rentrer au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens n’était plus engagé.
Dans la Clio littéralement détruite par le véhicule à contresens, se trouvait un militaire du 35e RAP de Tarbes, âgé de 26 ans et dont l’identité n’a pas été révélée hier, afin de préserver sa jeune famille, elle aussi dévastée par cette catastrophe. L’enquête, confiée à la brigade motorisée de Tarbes et appuyée par les images de vidéosurveillance en l’absence de témoin direct, se poursuit.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/06/1684885-pompiers-attaques-l-agression-de-trop.html
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