jeudi 9 mai 2013

Marseille : un bras arraché en percutant une remorque

Le Monospace gris n'a pas fait le poids face à l'imposante remorque de la société de transport international Transcausse. L'avant du véhicule a littéralement été broyé sous la violence du choc, offrant la vision d'un effroyable amas de tôle ensanglanté. Hier à Marseille en début de soirée, vers 18 heures, les riverains du chemin du Littoral, à l'Estaque (16e), au niveau du 604, ont malheureusement vu leurs craintes se concrétiser sous la forme d'un spectaculaire accident de la circulation.
"Ces remorques, elles n'ont vraiment rien à faire là ! Et tout le monde est au courant !
, s'étrangle un habitant en interpellant un marin-pompier. Et, dites, il va s'en sortir le gars ?""Aucun pronostic vital n'est engagé, rassure le commandant des opérations de secours, le lieutenant de vaisseau David Guedet. Il y avait trois personnes dans le véhicule. Un enfant de 6 ans, légèrement blessé au poignet. Et deux hommes âgés de 41 et 32 ans".

Si le conducteur a pu s'extraire, seul, de l'habitacle, le passager a dû attendre, dans d'atroces souffrances, l'arrivée des secours. Lors de l'impact, son bras droit a été partiellement arraché. Hospitalisé en urgence, il devait subir une intervention chirurgicale dans la soirée.

"S'il n'y avait pas eu cette remorque stationnée sur ce trottoir, en toute illégalité, le conducteur aurait pu redresser sa voiture, même si c'est vrai, il devait arriver un peu fort", martèle un riverain. Circulant dans le sens Estaque - centre-ville, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule dans un virage. La présence de graviers sur la voie pourrait être une des causes de ce dérapage qui l'a propulsé violemment sur l'arrière de la remorque. Après un premier choc, le véhicule a tourné sur lui-même avant de se retrouver une dizaine de mètres plus loin.
"Ces remorques sont interdites de stationnement sur les trottoirs, assure un policier municipal, indiquant avoir prévenu le dirigeant de la société. Des poursuites peuvent évidemment être engagées". Hier soir, après ce terrible accident, cinq remorques en file indienne, étaient toujours présentes sur le trottoir jouxtant les entrepôts de Saumaty.



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