Le voilà qui marche dans les rues de Toulouse direction le quartier Saint-Agne. Vers 6 h 20, rue Colbert, le drame. Dans un train vide de passager, le machiniste qui dirige le convoi aperçoit trop tard le jeune homme au milieu des voies. Il essaye de freiner en urgence. Le TER ne peut s'arrêter. Simon Jouve est frappé par la motrice, tué sur le coup.
Passée la douleur du drame, les parents du jeune homme commence à se poser des questions. «Les circonstances de l'accident ne sont pas remises en compte. Ce qui nous intéresse, c'est ce qui a pu se passer avant», expliquent les enquêteurs de la Crime.
Plus de montre ni de portefeuille
Une information judiciaire a été ouverte et confiée à la juge d'instruction Myriam Viargues. La magistrate veut remonter le temps. Si l'alcoolémie de la victime, plus de 2 g d'alcool dans le sang, peut expliquer sa traversée des voies alors que les barrières du passage à niveau étaient fermées, ses parents s'interrogent. Sa montre n'a pas été retrouvée, son portefeuille non plus. Simon a-t-il été agressé sur le chemin de son domicile ?«La possibilité existe. Nous essayons de retrouver des témoins pour reconstruire son parcours», souligne les enquêteurs de la sûreté départementale. Presque 14 mois après le drame, le travail s'annonce délicat. «Des gens qui rentraient chez eux, ou qui partaient travailler ce matin-là, l'ont peut-être aperçu ? Tous les témoignages qui nous permettront de reconstituer son parcours, de la place Wilson à la rue Colbert, nous intéressent», annoncent les policiers. Des témoins qui permettront peut-être de raconter la longue marche de Simon Jouve.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/12/1624539-avant-etre-ecrase-train-simon-ete-agresse.html
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