Les pistes
En France et au Royaume-Uni, les enquêteurs poursuivent leurs investigations sur le passé de Saad al-Hilli et son entourage, familial et professionnel. Ils tentent notamment depuis plusieurs semaines d’avoir accès aux données stockées par le père de famille sur Internet et doivent, pour cela, obtenir l’accord de la justice américaine, les serveurs étant installés aux USA. L’enquête est menée avec le soutien du Bureau d’entraide pénale internationale de la Chancellerie et le bureau Eurojust, de l’Union européenne.L’Irak
Une commission rogatoire a été transmise aux autorités irakiennes fin 2012, mais celles-ci n’ont toujours pas accusé réception de la demande d’entraide. La situation étant délicate dans le pays, les juges français n’envisagent pas, pour l’heure, de se rendre en Irak, leur sécurité ne pouvant y être assurée.Le tueur fou
Envisagée dès le début de l’enquête, cette piste a repris de la consistance au fur et à mesure que d’autres étaient écartées. D’autant que l’arme employée, un Luger P08, en service dans l’armée suisse au début du siècle dernier et répandue dans la région, correspond plus au profil d’un tireur local, que d’un tueur professionnel. D’autre part, l’enquête a montré que le cycliste d’Ugine, Sylvain Mollier, s’était trompé d’itinéraire en s’engageant sur la route de la Combe d’Ire et que la famille al-Hilli pourrait également avoir fait fausse route, en cherchant à accéder à une cascade, toute proche.Tous auraient ainsi pu se trouver, par hasard, face au tueur, à moins d’avoir été suivis discrètement.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire