mardi 13 novembre 2012

Piquecos. Un corps de femme trouvé par un pêcheur dans l'Aveyron

Comme tous les jours, des pêcheurs se retrouvent de part et d'autre du gué de Piquecos pour tremper leurs lignes dans les eaux de l'Aveyron. Il y a ceux qui s'adonnent à leur passion depuis la chaussée cimentée et d'autres qui remontent le long des berges en direction du moulin. Il est 16 h 55 hier quand le regard d'un pêcheur est attiré par une présence bizarre dans les eaux, accrochée aux branches d'un des arbres qui dans ce secteur sont tombés dans la rivière. Rapidement il croit voir un corps humain et alerte alors le CTA-Codis 82. L'appel est répercuté sur le centre de secours de Lafrançaise qui envoie les pompiers pour sortir le corps de l'eau. Les gendarmes de la COB Caussade-Lafrançaise sont sur place comme les techniciens de l'identification criminelle (TIC) du groupement de gendarmerie de Tarn-et-Garonne ainsi que le chef d'escadron Bareigts commandant la compagnie de Montauban et son adjoint le capitaine Didier Romieu. Également présente sur place Élisabeth Castagné maire de Piquecos. Des policiers arrivant aussi sur place comme le capitaine Franck Fournier de la BSU qui a en charge et à gérer depuis le 21 octobre dernier une inquiétante disparition dans le proche secteur.

Est-ce Anne-Marie Padié la femme disparue depuis le 21 octobre ?

En l'occurrence celle d'Anne-Marie Padié -51 ans - qui n'a pas regagné la caravane où elle vivait avec son mari au 1983,chemin de Pelut. (1) Lieu se trouvant à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau de l'endroit de la macabre découverte. Et où justement le chien de l'équipe cynophile des pompiers de Castel sarrasin était venu flairer le secteur dès le lundi 22 octobre, s'y arrêtant sur la berge gauche de l'Aveyron. Hier soir les autorités ne voulaient pas se prononcer car le corps était gonflé par un long séjour dans l'eau, difficilement identifiable malgré un descriptif vestimentaire fourni dès le premier jour par le mari et les enfants de la disparue. On va donc s'acheminer à la demande du parquet à une autopsie. L'examen de corps sera fait à l'institut médico-légal de Rangueil à Toulouse. Et c'est à partir de ses conclusions que l'on saura qui est vraiment la décédée trouvée le lundi 12 novembre dans l'Aveyron. Soit un peu plus de trois semaines après la disparition d'Anne-Marie Padié si c'est elle. Viendra alors la question la plus importante. De quoi est-elle morte. Malaise ? Accident ? Chute ou alors geste désespéré ? Sans oublier le pire. Les hypothèses sont nombreuses, mais pour l'heure ce ne sont que supputations. Il faut que l'autopsie soit pratiquée pour faire avancer ce dossier qui souleva durant de nombreuses journées une légitime émotion entre Montauban et le pays Caussadais.
(1) Rappelons que dès le lundi 22 octobre débutaient dans le secteur entre Ardus et Picquecos d'importantes recherches qui mobilisèrent au fil des jours pompiers, policiers, gendarmes, hélicoptère, les nageurs de combat du 31e RG de Castelsarrasin, chasseurs de l'ACCA de Montauban, cavaliers, des dizaines de bénévoles. Et surtout les enfants d'Anne-Marie Padié qui apposèrent en plus des dizaines d'avis de recherche de la disparue dans les commerces du département.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/13/1487802-piquecos-un-corps-de-femme-trouve-par-un-pecheur-dans-l-aveyron.html

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