dimanche 7 octobre 2012

Justice : la mort au balcon

Anne S., 28 ans, s’est tuée un matin de juillet 2011 en chutant du 7e étage d’un immeuble du XIIIe arrondissement de . Alors qu’elle secouait sa couette, le garde-corps de la fenêtre de sa chambre a soudain cédé. Quatorze mois plus tard, alors que six personnes sont mises en cause pour homicide involontaire — dont le gestionnaire Foncia Rives de Seine, comme témoin assisté —, la famille de cette jeune avocate brillante, qui avait prêté serment un an auparavant au barreau de Nanterre (Hauts-de-Seine), décide de rompre le silence.
La crainte que « cela arrive de nouveau »

« Nous souhaitons que les protagonistes de ce drame prennent conscience de leurs responsabilités et en assument les conséquences devant la justice », soulignent ses proches. Comme leur
, Me Philippe Meilhac, ils partagent cette crainte : « Cela pourrait arriver de nouveau, à n’importe qui. Des milliers de logements à Paris peuvent être concernés. »
La mère d’Anne, Josette, se souvient de cet appartement « nickel en apparence », refait « à neuf » après des travaux de transformation d’anciennes chambres de bonne. Sa fille y avait emménagé en colocation en mars, quatre mois avant l’accident. Le père de la jeune femme, décédé depuis — « Il est mort de chagrin », estime Me Meilhac — avait cependant noté ce « store tout rouillé » et cette drôle de « marche » sous la fenêtre, constituée d’un coffrage de bois dissimulant des canalisations.

C’est au fil de l’enquête que la famille acquiert la conviction que de multiples négligences ont été commises. « On a su que le garde-corps de l’appartement d’à côté était tombé dans la gouttière, que le représentant de Foncia Rives de Seine était au courant mais n’avait pas fait grand-chose, explique Alexandre, l’un des frères d’Anne. Puis que des réserves sur les travaux avaient été émises… Ma sœur n’en a jamais rien su, sinon elle aurait fait attention. » L’une de ces réserves concernait précisément le garde-corps : le procès-verbal de réception de travaux, achevés fin 2010, demande à ce qu’il soit relevé par « la pose d’une lisse » (une barre fixe) car sa hauteur n’est pas conforme à la réglementation. « Cela prouve que le problème était identifié », souligne encore Alexandre.

Une première expertise, ordonnée par le juge d’instruction, relève d’autres défauts : trois pitons au lieu de quatre, des fixations oxydées… Au printemps dernier, cinq personnes ont été mises en examen, dont l’architecte, différents responsables des travaux et le propriétaire de l’appartement. Le gestionnaire, lui, a été mis en cause comme témoin assisté (les avocats de ces deux derniers n’ont pas souhaité s’exprimer). « Maintenant, on a le sentiment que chacun va se renvoyer la balle et que Foncia risque d’échapper au procès », redoute la famille d’Anne, qui vit douloureusement l’attente de cette échéance.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/justice-la-mort-au-balcon-07-10-2012-2211717.php

2 commentaires:

Grégoire a dit…

Bonjour,
Vous qui appréciez les faits divers. Vous pourriez signaler et relayer celui-ci qui s'est déroulé samedi 7 octobre en Suisse.

Un homme âgé de 60 ans a été grièvement blessé samedi dans un accident de chasse à Villeneuve, dans la campagne fribourgeoise. Confondu avec un animal, il a été malencontreusement pris pour cible par un chasseur alors qu'il sortait d'un champ de maïs avec sur l'épaule un sac poubelle rempli de plants de cannabis.

http://www.laliberte.ch/broye-lac/un-chasseur-tire-par-megarde-sur-un-sexagenaire

Ce serait sympa de sourcer www.laliberte.ch ou le lien direct si vous reprenez.

Merci

Grégoire

francis praira a dit…

MERCI DE VOTRE VISITE ET DE VOTRE INFORMATION Grégoire
JE PUBLIE L'ARTICLE DANS LES MINUTES QUI SUIVENT
BON DIMANCHE
CORDIALEMENT
FRANCIS