dimanche 7 octobre 2012

HONDAINVILLE (60) Dernier hommage au rippeur décédé

Une marche blanche était organisée hier matin à Hondainville, là où un rippeur de 35 ans a été mortellement percuté par un véhicule alors qu'il travaillait.

C'est dans un recueillement total que la famille et les amis de Stéphane Duval, rippeur de 35 ans mortellement fauché par un véhicule le 25 septembre dernier, ont défilé hier matin.

Ils sont partis de la mairie d'Hondainville (canton de Mouy dans l'Oise) pour se rendre jusque sur les lieux de l'accident, le long de la D12.

Roses blanches à la main, la petite centaine de personne présentes a fait longuement halte près du grillage où le jeune homme a été percuté alors qu'il ramassait les poubelles pour le compte de son employeur, la société Sepur.

«Cet accident n'est pas regrettable, il est inacceptable»


Beaucoup avaient endossé un gilet fluorescent en hommage au rippeur qui avait commencé, le matin même de l'accident, sa première journée de travail et qui portait son blouson réglementaire aux bandes réfléchissantes.

«Mais ça n'a pas suffi à lui sauver la vie», lâche, amer, un participant, espérant que «justice soit rapidement rendue.Ce chauffard est un assassin, rien d'autre. Il avait plu et il roulait beaucoup trop vite. Le camion poubelle était visible de loin. Cet accident n'est pas regrettable, il est inacceptable.»

Par l'organisation de cette marche blanche, la famille de Stéphane Duval entendait marquer les esprits et attirer l'attention de tous sur le manque de considération de la population pour les rippeurs.

«Mon frère aimait la vie avant tout, il aimait s'amuser, blaguer ... a rappelé sa sœur. Les rippeurs sont souvent mal considérés. Pourtant, sans eux, les villes crouleraient sous les ordures.Nous espérons maintenant que la justice prendra en compte tout ceci pour son jugement.»

En pleurs, la maman de Stéphane Duval, qui avait endossé le blouson professionnel de son fils, a remercié toutes les personnes présentes, avant de les appeler à la vigilance sur la route pour éviter un autre drame.

«Malheureusement, ce n'est pas le 1er accident qui arrive et ce ne sera pas le dernier; les gens nous considèrent comme de la merde, soupirait un jeune ripper du Beauvaisis. Les automobilistes nous demandent de nous dépêcher; parfois, on nous insulte. J'ai moi-même été accroché, une fois, par une voiture dont le conducteur, mécontent, a forcé le passage. On doit tout le temps être sur nos gardes car les gens roulent trop vite en plus.De la merde, je vous dis...»

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Dernier-hommage-au-rippeur-decede

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