dimanche 7 octobre 2012

Castelnaudary. Elle décède d'une piqûre de frelon

Elle était professeur de physique-chimie à Toulouse et résidait dans son village de Saint-Michel-de-Lanès. Marie-Thérèse Briane est décédée le 8 septembre à la suite d'une piqûre de frelon. Non pas de frelons asiatiques, ceux qui, depuis quelques années, sèment la psychose… Non, non, un frelon bien de chez nous, de ceux dont on s'inquiète moins. À la famille, au maire de la commune Thierry Léguevaques, également, on a expliqué que chaque année, ce sont 300 personnes qui en France décèdent à la suite d'une piqûre d'insecte. Il semblerait que pour Mme Briane, le décès ait été très rapide -dix minutes à peine- mais que les soins prodigués par sa sœur, infirmière, et un proche sapeur-pompier, ont pu faire repartir le cœur de la malheureuse. «Elle disait qu'elle s'étouffait. On me l'a amenée, elle était cyanosée. Pendant vingt minutes, j'ai été la seule professionnelle de santé à ses côtés», rapporte Françoise Briane, la sœur de Marie-Thérèse.
«Elle ne s'est jamais réveillée et laisse un enfant, un adolescent de 14 ans, et un compagnon», confie le maire de Saint-Michel, attristé par ce drame qui touche une famille très connue dans tout le territoire, une famille également très marquée. On parle d'allergie, d'œdème de Quincke, il n'empêche. Lui ne comprend pas qu'aujourd'hui, en France, on puisse encore décéder de cela, et aussi brutalement. «Les secours ont fait le maximum, ils n'ont pas mis plus de temps qu'il n'en fallait mais de Carcassonne à Saint-Michel-de-Lanès, il faut au moins quarante minutes. Le médecin, venu de Belpech ne pouvait pas mettre moins de temps que ce qu'il a mis. Je suis sûr que tout le monde a fait ce qu'il était possible de faire», constate-t-il. Comme la famille, l'élu ne veut pas polémiquer, mais il regrette cependant l'absence de Smur, de nuit à Castelnaudary, et s'interroge : «Pourquoi n'est-on pas, ici, rattaché à celui de Toulouse. En vingt minutes, il pourrait être ici. Au lieu de quoi, on est confronté aux barrières administratives. Pour des urgences vitales, on ne fait pas décoller assez rapidement l'hélicoptère. Je ne comprends pas que l'on ne soit pas rattaché au Smur de Toulouse. Nous ne sommes qu'à 1 km de la Haute-Garonne». Des questions sur lesquelles le premier magistrat de Saint-Michel-de-Lanès compte bien interpeller le préfet.
Des questions qui interpellent aussi la famille. «On est un peu isolé de tout. Quand c'est le médecin de Belpech qui est de garde, c'est 15 km de mauvaise route. Il serait logique que nous dépendions de Toulouse», constate la sœur de la victime.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/06/1457974-castelnaudary-elle-decede-d-une-piqure-de-frelon.html

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