Daniel Dovetto est mort. Hier, ses voisins d'Arzens, dans leurs coquettes villas du chemin de l'Horte n'en savaient rien. Pas plus qu'ils ne savaient qu'il était signalé disparu par des membres de sa famille depuis plusieurs jours. Sauf ceux qui ont pu voir que la gendarmerie a tendu une banderole d'interdiction d'entrer devant son domicile et posé des scellés sur tous les accès de sa maison… Mais l'affaire n'a guère inquiété le voisinage à Arzens… (lire ci-contre).
Daniel Dovetto, a été retrouvé mort le lundi 3 septembre dans un petit chemin situé sur la commune de Pont Del Molin, un patelin de Catalogne Sud, situé entre la Jonquera et Figueras. Il gisait, inerte, dépourvu de vêtements sur le bas du corps et présentait une plaie importante, mortelle, au niveau du crâne au moment de sa découverte.
Les enquêteurs espagnols ont mis plusieurs jours avant de pouvoir établir un rapport entre la disparition signalée par les proches, français, de cet homme et cette découverte de cadavre, en pleine nature mais à proximité d'une route très empruntée.
Le fait est que l'enquête se déroule des deux côtés de la frontière. D'un côté, au Sud, les Mossos d'Esquadra et la Guardia Civil, de l'autre les unités de gendarmerie à l'échelle régionale. Pour sa part, le pôle d'instruction de Narbonne, en charge des affaires criminelles, a ouvert une information judiciaire, contre X, au chef d'homicide volontaire car l'hypothèse d'un assassinat serait privilégiée.
Bien sûr, les magistrats de Narbonne se refusent à délivrer la moindre information sur cette affaire, même si la «parquetière» de permanence souligne la difficulté de synthétiser une enquête qui se déroule des deux côtés de la frontière et d'obtenir des éléments.
Se pose, en effet, une question. Daniel Dovetto est il mort ici, dans l'Aude, ou sur place, là où il a été découvert ? Ou ailleurs...
Détails troublants
Celle-ci est cruciale, mais bien d'autres vont se poser dans les semaines à venir. Au cours de l'audience correctionnelle en comparution immédiate d'hier matin, à l'issue de laquelle ont été jugés les deux hommes qui ont pillé la maison de la victime à Arzens le lundi 3 septembre et le lendemain, il ne fut pas question du volet criminel de l'affaire, mais a été évoquée, par un avocat, une communication téléphonique passée depuis l'Espagne, vers 5 heures du matin le lundi, par l'un des prévenus, quelques heures avant la découverte du cadavre. Et d'autres détails ont été suggérés qui laissent présager que le duo de cambrioleurs va très vite se retrouver dans le cabinet du juge d'instruction de Narbonne. Ce qui ne présume en rien leur implication dans l'assassinat de Daniel Dovetto. En revanche, ils seront interrogés sur l'usage de l'un des véhicules de Dovetto qui a passé la frontière durant la nuit du 2 au 3 septembre, aller-retour.http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/12/1437942-disparu-a-arzens-retrouve-assassine-en-catalogne.html
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