Retrouvée sans vie lundi à son domicile, cette professionnelle du tourisme et maman d'une adolescente était âgée de 41 ans. Ses confrères et amis seront nombreux, samedi 15 septembre à 10 heures en la cathédrale Sainte-Cécile à Albi, où seront célébrées ses obsèques.
Ancienne élève de l'Icecla Bon-Sauveur et membre fondatrice de l'Agit, Sabine Munoz était guide à Albi depuis quasiment vingt ans. «Tous les Albigeois la connaissaient et elle avait une très bonne connaissance d'Albi. Ses nouvelles fonctions à l'office de tourisme du vignoble gaillacois l'occupaient beaucoup, mais on a encore vu cet été Sabine Munoz lors d'une visite théâtralisée d'Albi avec l'Agit, au musée Lautrec et à Cordes», se souvient Guilhem Wittmann.
«Hyperfière d'Albi»
«C'était une femme enjouée et réjouie, hyperfière de son métier et d'Albi qu'elle connaissait sur le bout des doigts après des recherches très poussées, hyperdisponible et à l'écoute des autres. Sabine était très sincère, dans tout ce qu'elle faisait. Elle parlait couramment l'espagnol, qui correspondait bien à son état d'esprit, mais aussi l'anglais. Avec son amie Anne Cussac, Sabine avait mis en place de multiples visites à thème d'Albi comme celles de la VOA», complète une autre guide.«Elle avait l'art de se mettre immédiatement à portée de son auditoire, avec beaucoup d'affect», loue un intervenant qui a fait appel à ses services.
Cette Albigeoise avait intégré il y a deux ans l'office de tourisme de pays Bastides et vignoble de Gaillac, où elle tenait le point d'accueil de Castelnau-de-Montmiral. «Nous sommes très désolés. Nous avons recruté Sabine Munoz il y a deux ans et tout le monde en était enchanté», témoigne Paul Salvador, président de l'office, maire et conseiller général de Castelnau-de-Montmiral. «Sabine avait beaucoup de conscience professionnelle. Elle s'était parfaitement intégrée au sein de la population. Elle avait tissé des liens avec toutes les associations. Elle était invitée à tous les repas. Elle était très impliquée, très équilibrée, parfaitement à sa place. C'est dramatique. On ne comprend pas.»
«Jusqu'au bout, Sabine Munoz envoyait des mails. Elle avait préparé le programme de l'office pour octobre. Elle nous parlait tout le temps de sa fille, la prunelle de ses yeux. Elle avait des projets. Rien ne laissait présager une fin soudaine», ajoute une habitante de Castelnau-de-Montmiral, qui a encore «revu Sabine à la veille du week-end lors du départ du curé. Nous sommes tous bouleversés».
http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/13/1438857-albi-la-disparition-de-la-guide-sabine-munoz-bouleverse-le-monde-du-tourisme.html
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