Sabrina Parisi, 17 ans, était une bachelière sans histoire qui
s'apprêtait à entrer en faculté de lettres. Jeudi, en début d'après-midi, elle
avait été retrouvée morte, égorgée, au premier étage de son domicile du village
de Lucéram, dans les Alpes-Maritimes.
La gendarmerie avait été alertée peu auparavant par le coup de téléphone d'un
marginal s'accusant du crime. Il était 12h40 lorsque l'opérateur avait reçu cet
appel, dans lequel le jeune homme avouait de but en blanc : "Je viens de tuer
quelqu'un avec un couteau". Il s'exprimait "de façon très froide et analytique",
selon Gaël Marchand, commandant du groupement de gendarmerie des
Alpes-Maritimes. En se rendant au domicile de la jeune fille, les gendarmes
devaient découvrir, outre le corps de la victime, frappée d'un coup de couteau à
l'abdomen, avant d'être égorgée pendant qu'elle était à terre, son meurtrier
présumé : un jeune homme de 24 ans, qui se trouvait sur la terrasse de la maison
avec un couteau de plongée. Des tests devaient montrer qu'il n'était ni sous
l'emprise de l'alcool ni sous celle d'autres substances.
Samedi, il a été présenté à un juge d'instruction niçois. A
l'issue de sa garde à vue, le parquet a ouvert une information judiciaire du
chef d'assassinat, qui devrait conduire à la mise en examen et à l'incarcération
du jeune homme dans la soirée. Une première expertise psychiatrique menée ces
deux derniers jours a conclu qu'il était "accessible à une sanction pénale", a
indiqué le parquet. Toutefois, a nuancé une source proche de l'enquête, il
semble présenter de sérieux troubles psychiatriques. Il reviendra à de nouveaux
experts de déterminer si son discernement était aboli au moment des faits, en
d'autres termes s'il peut être condamné pénalement ou s'il doit être interné en
hôpital psychiatrique pour recevoir des soins.
Durant son audition devant les gendarmes, ce marginal, qui
errait dans la région où sa mère résidait, a une nouvelle fois reconnu les
faits, tout en demeurant extrêmement flou sur le mobile de son acte et sur une
éventuelle préméditation, selon une source proche de l'enquête. Déscolarisé et
en rupture avec ses proches, le meurtrier présumé avait été hébergé pendant un
an, jusqu'à l'été 2011, par la famille de Sabrina Parisi. Il était en effet un
camarade de classe de l'un des six enfants de cette famille
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