lundi 11 mars 2013

Il y a un an, Mohamed Merah commettait son premier meurtre

Il y a un an, le parachutiste Imad Ibn Ziaten tombait sous les balles de Mohamed Merah à Toulouse. C'était la première victime du "tueur au scooter". Une plaque commémorative sera dévoilée ce lundi par le ministre de la Défense.
Ce 11 mars 2012, Imad Ibn Ziaten, militaire à Toulouse pensait avoir rendez-vous avec un potentiel acheteur intéressé par sa moto. Ce jour-là, ce jeune parachutiste fut assassiné par Mohamed Merah, devenant la première victime du "tueur au scooter". Un an après, ce drame sera commémoré lundi. Une semaine du souvenir sera lancée à cette occasion à la mémoire des sept victimes tombées sous les balles de Mohamed Merah.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian présidera à la mi-journée près de Toulouse, au 1er régiment du train parachutiste (1er RTP), la cérémonie de remise de la Légion d'honneur à titre posthume à l'adjudant, "mort pour le service de la Nation". Un peu plus tôt, une plaque commémorative en hommage au militaire sera dévoilée en présence des parents de la victime par le maire PS de Toulouse Pierre Cohen, sur les lieux du drame, au bord d'un complexe sportif. La plaque marquera le lieu où Imad Ibn Ziaten est tombé. Une vidéo du crime prise par le tueur montre Imad refusant de se "mettre à plat ventre" comme lui demande Merah, et s'écrouler sous les balles du meurtrier.
Chevauchées meurtrières
Le "tueur au scooter" abattra ensuite le 15 mars deux autres parachutistes, Abel Chennouf et Mohamed Legouade, à Montauban, puis le 19 Jonathan Sandler, ses deux fils et une fillette du collège juif Ozar Hatorah à Toulouse. Il tombera finalement le 22 mars sous les balles du Raid. D'autres cérémonies s'étaleront toute la semaine à Montauban et à Toulouse, théâtres des six autres meurtres de Merah, dont une marche blanche le 17 dans la Ville rose, qui se terminera par un rassemblement de mémoire sur la place de la mairie.
Les chevauchées meurtrières de Mohamed Merah avaient plongé Toulouse et sa région dans la stupeur et l'horreur. Un an après, le traumatisme causé par ces crimes particulièrement odieux s'est estompé. Mais "je pense que la souffrance, l'émotion et l'horreur de ce qui s'est passé feront qu'on ne tournera jamais la page, au sens de l'oubli", estimait récemment le maire Pierre Cohen.
Aujourd'hui, le seul mis en examen dans le dossier pour complicité d'assassinats est le frère du tueur, Abdelkader Merah, incarcéré à Fresnes. Au cours de ses interrogatoires, il a nié toute implication dans les crimes, et a seulement reconnu avoir été présent lors du vol du scooter qui devait être utilisé lors des crimes. Il a confirmé la présence d'un troisième homme au moment de ce vol, dont il refuse de donner le nom. Depuis son arrestation, 5 autres personnes ont été interpellées, avant d'être relâchées.

Aucun commentaire: