Un dramatique incendie s'est déclenché hier soir à 20 h 30 dans la maison de la famille Arté, domiciliée depuis de nombreuses années au Houga, route de Luppé-Violles. L'épouse et la fille ont réussi à sortir avant que la maison soit totalement embrasée, mais pas le père, qui est mort brûlé dans les flammes sans que les pompiers des centres de secours du Houga, de Nogaro, d'Aire-sur-l'Adour, de Barcelonne-du-Gers, de Cazaubon et d'Eauze aient pu faire quoi que ce soit pour le sauver.
C'est un choc pour Cathy, l'épouse de la victime, salariée dans un centre de soins pour jeunes handicapés à Diusse, dans le Madiranais, mais aussi pour Morgane, sa fille. Toutes les deux sont restées un moment sur place, hagardes, soutenues par Jean-Pierre Bruno, le premier adjoint au maire, avant d'être hébergées dans la famille. Le maire, qui était en réunion à Auch au moment du drame, est arrivé plus tard dans la soirée et a assuré le ravitaillement des pompiers en nourriture pour leur permettre de faire une pause repas à tour de rôle.
Les pompiers, placés sous les ordres du lieutenant Gauzère, ont bataillé une bonne partie de la nuit pour éteindre le brasier.
Très vite, la nouvelle du drame s'est répandue dans la commune où Jean-Claude Arté habitait depuis sa plus tendre enfance.
«J'ai fait toute ma scolarité avec lui à Nogaro ; nous étions du même âge, nous a confié Alain Marin, le maire de Perchède, en apprenant la nouvelle. Il était apprécié de tout le monde au Houga.»
Jean-Claude Arté avait 50 ans. Il avait travaillé un temps comme chauffeur pour la coopérative du village (Vivadour aujourd'hui) mais la maladie l'avait contraint à s'arrêter. Il se battait depuis avec courage contre le mal qui le rongeait.
Les investigations vont se poursuivre aujourd'hui
À l'heure où nous bouclons cette édition, rien n'indique que l'incendie soit autre chose qu'accidentel. Toutefois, les hommes du lieutenant Ferry, qui commande la brigade de gendarmerie d'Eauze, et leurs collègues de la police scientifique débutaient à peine leur enquête quand le capitaine Blasquez est arrivé de la compagnie de Condom, sur les coups de 22 h 30, pour superviser les opérations. Les investigations se poursuivront aujourd'hui, en plein jour. Elles devraient permettre de déterminer le point de départ de l'incendie et la façon dont il s'est déclaré.http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/10/1532593-il-meurt-dans-l-incendie-de-sa-maison.html
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